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© Inventer le Grand Paris

Visions transversales du Grand Paris, autour de deux expériences photographiques

par Geoffroy Mathieu

Geoffroy Mathieu, né en 1972, diplômé de l’École nationale supérieure de la photographie d’Arles, vit et travaille à Marseille.

Ses travaux travaux interrogent la manière dont certaines questions écologiques ou politiques se concrétisent dans le paysage. À travers des protocoles de parcours, il documente les territoires en mutation, les frottements ville-nature ou les « résistances poétiques » dans les usages des lieux.

Dans sa quête de compréhension des modes d’habitation de notre monde, il cherche dorénavant à exercer son regard hors du paradigme « nature-culture ». Il travaille ainsi à photographier de manière moins distanciée, plus inclusive et directe et à orienter ses productions vers la représentation d’expériences humaines déplaçant nos rapports au vivant.

Qu’elles émanent de commandes de collectivités, de résidences de territoire ou d’initiatives personnelles ses séries sont menées sous la forme d' »enquêtes poétiques ». Autrement dit, lors de l’arpentage de terrain, les rencontres sensibles avec le réel qui font advenir les images, sont précédées et enrichies d’une période de préparation documentaire rigoureuse.


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Il s’agit en effet de questionner les stratégies de représentations du territoire métropolitain du Grand Paris autour de deux projets de Geoffroy Mathieu, dont l’un développé dans le cadre de la commande des Regards du Grand Paris. Cela permettra d’aborder aussi la diversité des stratégies (ancrage sur un lieu spécifique, arpentage transversal, typologie de lieux, etc.) mises en place au sein de la commande elle-même depuis plusieurs années par les photographes.

Le principe de ruralité ambitionne de documenter les formes de la ruralité contemporaine induites par la persistance ou les nouvelles formes de production agricole dans l’agglomération parisienne.

Pour appréhender ce vaste territoire de l’agglomération parisienne aux enjeux multiples dans lequel s’inscrivent les zones de production, j’ai délimité 4 fenêtres d’études de 5 x 10 km parcourables à pied. Ces fenêtres, situées dans la 2e couronne parisienne, ont été choisies pour leur spécificité agricole, leurs enjeux d’aménagement ou pour la variété de leur maillage spatial. Viennent s’ajouter à ces fenêtres des lieux circonscrits accueillant tel ou tel projet de production, d’exploitation ou d’expérience, intéressants par leur caractère innovant et leur situation particulière en lien avec la ville, produisant des paysages inédits.

Le projet L’or des ruines, qui s’inscrit dans les Regards du Grand Paris #4, prend le parti pris de la rencontre avec des personnages pratiquant la cueillette avant le choix d’un territoire. Ce sont alors moins les géographies des activités que leurs acteurs qui définissent la méthode. Ce choix oriente le travail vers une dimension narrative qui devient support de la dimension documentaire.


Je voudrais évoquer ici deux travaux, Le principe de ruralité commencé en 2015 d’initiative personnelle. Celui-ci se poursuit depuis 2020 par une commande de la communauté d’agglomération de Roissy-en-France. Le second est en cours de production : L’or des ruines, que je réalise dans le cadre des Regards du Grand Paris #4. Le principe de ruralité fait la transition avec le travail que j’avais réalisé avec Bertrand Stofleth sur le GR 2013 sous la forme d’un observatoire du paysage, travail lui-même réalisé sans commanditaire.

D’une manière générale mon travail s’articule autour des relations que peuvent entretenir les éléments naturels et les formes d’occupation humaine de l’espace, et plus globalement sur les relations ville / nature. J’ai d’abord développé ces préoccupations à Marseille notamment, avec Baptiste Lanaspeze auteur et fondateur des éditions Wildproject, puis ces questions se sont inscrites dans d’autres types de projets, jusqu’à ce travail sur le glanage urbain que je propose aux Regards du Grand Paris.  (Voir Fig. 01)

 

Le principe de ruralité – Grand Paris

Le principe de ruralité est un travail que j’ai choisi de mener dans la métropole parisienne, suite aux parcours que j’avais faits dans le péri-urbain marseillais dans lequel j’avais identifié la question agricole comme étant une des questions prégnantes concernant l’avenir des franges urbaines. J’ai choisi la métropole parisienne parce qu’elle me semblait plus emblématique à ce titre que la métropole marseillaise. Autour de Paris 1500 hectares de terres agricoles disparaissent chaque année, et l’agriculture vivrière avait fait place à une agriculture industrielle. Par ailleurs le Grenelle de l’environnement incitait à une évolution de l’agriculture traditionnelle vers le biologique. Enfin émergeaient de plus en plus d’habitudes et de pratiques relatives à la terre chez les habitants, désireux de changer leur cadre de vie, d’avoir une alimentation plus locale, etc.  (Voir Fig. 02)

J’observais par ailleurs que les représentations culturelles de la ruralité étaient toujours empreintes de phénomènes qui appartiennent au monde rural, très éloignés de l’univers urbain. Je m’interrogeais donc sur l’entrechoquement de ces représentations avec le monstre urbain : sur les rapports spatiaux entre la ville et l’agriculture, entre l’urbanité et la ruralité. Que se passe-t-il quand les gestes et les situations agricoles se font sur un fond urbain ? Je me demandais s’il existait encore des traces persistantes de l’histoire agricole, vivrière et maraîchère, spécifique à l’Île-de-France, et quelles étaient ces nouvelles formes de ruralité, de production agricole, de pratiques alimentaires alternatives, de projets solidaires, d’innovations architecturales. Et surtout quels paysages cela façonne-t-il aujourd’hui ? J’ai donc travaillé sur une collection de signes de ces interactions, entre les espaces denses de la métropole parisienne et les espaces ouverts dédiés à l’agriculture.

La difficulté provenait, au moment de la mise en place du projet, de la taille du territoire concerné, de son aspect polymorphe et de la variété des types d’agriculture concernée. Alors, comment faire pour aborder ces questions ? Dans mon précédent projet à Marseille, nous avions utilisé le sentier métropolitain du GR2013 pour parcourir l’immensité du territoire. Sur ce nouveau terrain, le parcours linéaire n’était pas la bonne solution, mais je souhaitais quand même me garder la possibilité de l’arpentage par la marche. Alors, avec l’aide de Frédéric Pousin de l’Unité mixte de recherche du CNRS AUSser, nous avons essayé de définir ensemble les sites à enjeux, d’établir une classification des types d’espaces de production, d’identifier les lieux emblématiques pour produire des cartes qui puissent orienter mon travail. Étant donné la grande taille du territoire et afin de pouvoir les parcourir à pied nous avons réduit les surfaces d’exploration, nous avons choisi d’ouvrir des fenêtres d’étude de 5 x 10 km, parcourables à pied. Ces fenêtres devaient condenser un maximum de situations spatiales intéressantes, de lieux à visiter, de personnes à rencontrer, sachant que je voulais aussi essayer de représenter l’ensemble des différents types d’agriculture : le champ d’agriculture intensive en lisière de l’aire urbaine ; des poches d’agriculture résistantes enserrées dans le tissu urbain ; les cultures maraîchères et horticoles ; les jardins familiaux ; l’agriculture persistante ; les zones de cueillette ; les expériences innovantes (fermes verticales, toits végétalisés…) ; les friches de cueillette. Un ensemble très varié d’espaces donc.

Nous avons établi la liste des fenêtres potentielles, ainsi que la liste de lieux isolés identifiés par des cartes, des articles, des situations ou des expériences, comme les Miels du béton, les vignes de Rosny-sous-Bois, les vergers de Seine, etc. Je suis aussi parti tout simplement des cartes du site de l’IGN pour situer les zones agricoles.   (Voir Fig. 03)

Nous avons finalement défini quatre fenêtres, réparties autour de Paris dans la 2e couronne :

– Zone 1 : la plaine de Montesson / Cormeilles-en-Parisis, pour sa spécificité agricole de culture intensive de la salade.

– Zone 2 : le triangle Gonesse / Villepinte / Sevran, pour ses enjeux d’aménagement (projet Europacity).

– Zone 3 : la zone Plessis Saint-Antoine / Pontault-Combault / Roissy-en-Brie, pour la variété du maillage spatial.

– Zone 4 : le plateau de Saclay, autour de projet Paris-Saclay.

Sont venus s’ajouter à ces fenêtres des lieux circonscrits accueillant tel ou tel projet de production, d’exploitation ou d’expérience, intéressants par leurs caractères innovants et leurs situations particulières en lien avec la ville, et produisant des paysages inédits :

  • Murs à pêches de Montreuil
  • Potager de l’Agro Paris Tech
  • Potager du Roy, ENSP Versailles
  • Potager de l’hôtel Pullman
  • Miels de béton, Paris 20èem
  • Vergers de Seine, Aigremont / Chambourcy
  • Rurban, Colombes
  • Ville fertile, Nogent
  • Université de Villetaneuse
  • Maraichers de Saint-Denis
  • Association Clinamen / élevage en Seine-Saint-Denis
(Voir Fig. 04)

 

La plaine de Montesson m’intéressait plus particulièrement, notamment parce que cette zone est cernée par l’urbanisation, sous-pression de programmes urbains au nord de Sartrouville, et qu’elle a fait l’objet d’un périmètre d’intervention foncière pour protéger son patrimoine. Il existe encore deux zones de culture dans ce périmètre. Il y subsiste aussi des jardins partagés, des serres horticoles, un producteur de champignon (Les Carrières), et une ZAD avait été créée afin de lutter contre l’agrandissement de la zone commerciale (Sartrouville) au nord de la plaine de Montesson. Une association de propriétaires de jardins partagés se battait alors contre leur expropriation à 10€ le m2…

(Voir Fig. 05) ,  (Voir Fig. 06)

 

Pour initier le travail, j’ai été à la rencontre des acteurs et de leurs exploitations pour passer un temps avec eux. Ces rencontres se sont faites de manière fortuite lors de mes déambulations sur le terrain ou lors de rendez-vous préparés un peu à l’avance grâce à des connexions diverses et variées, les deux méthodes ayant été mises en place en même temps. Mais à l’usage j’ai compris qu’il valait mieux arriver sur le terrain sans prendre de rendez-vous à l’avance (ce qui était généralement assez laborieux), et que cela se passait beaucoup mieux en toquant directement aux portes. L’enjeu pour moi était de mettre en contact des représentations un peu séculaires de la ruralité – telles qu’on peut les voir dans la peinture du 19e siècle par exemple (un personnage courbé dans les champs, la figure du travailleur, les gestes ancestraux…) – avec des décors urbains inattendus qui viennent percuter ces représentations. Je me suis amusé à jouer avec les formes, celles traditionnellement attribuées au monde urbain et celles plutôt attribuées, dans notre imaginaire, au monde rural. C’était stimulant d’essayer de mixer des reprises de formes attribuées à l’urbain – la maison par exemple – mais réemployées dans un contexte agricole. Montrer les décalages aussi, notamment l’habillement des personnes travaillant sur ces lieux, qui portent des habits urbains pour effectuer des tâches agricoles et s’amuser de l’entrechoquement des imaginaires. Je souhaitais également montrer les divers usages de ces lieux, le travail, mais aussi le loisir.

(Voir Fig. 07) , (Voir Fig. 08)

 

Pour la mise en forme finale de ce travail, j’ai choisi de fonctionner par planches documentaires en fonction des grandes thématiques qui traversent l’agriculture urbaine aujourd’hui : la thématique historique avec les Vignes d’Argenteuil et le parc qui a été créé pour montrer ce qu’elles étaient auparavant ; celle de l’insertion ; des jardins ouvriers ; du maraîchage intensif (la salade hollandaise sur la plaine de Montesson), etc. Chaque planche est constituée d’une image de taille moyenne et de plusieurs petites accompagnées d’un texte qui décrit la situation et les enjeux. Les petites images viennent compléter la principale par des impressions, des gros plans, des objets, des gestes…

J’insère ensuite des petits tableaux paysagers non légendés entre les planches documentaires. Ce sont des vues emblématiques qui reprennent des codes picturaux de la peinture du 19e visibles dans des vues rurales ou des marines avec des couleurs vives, des ciels chargés, des animaux, des personnages…enfin, ces petits tableaux classiques viennent s’entrechoquer avec des images très grand format sur dos bleu collé à même le mur d’exposition. Celles-ci sont plus percutantes et fortes, elles décrivent des situations très actuelles et surprenantes.

(Voir Fig. 09) ,  (Voir Fig. 10)

 

Pour faire la transition avec le projet suivant, voici une image qui a déclenché mon intérêt pour le glanage et la cueillette. Lors d’un repérage avec Jordan Baudry (étudiant de l’école d’architecture de Belleville), nous avons rencontré une femme cueillant du rumex près d’un rond-point, aux alentours de l’aéroport d’Orly. Cela m’avait beaucoup interpellé et je m’étais demandé comment cette pratique pouvait entrer dans ces pratiques agricoles qui m’intéressaient. Cette image n’a pas encore trouvé sa place dans ce corpus, mais elle a enclenché d’autres intérêts.

 

À Marseille, le collectif SAFI (du Sens, de l’Audace, de la Fantaisie et de l’Imagination) est animé par Dalila Ladjal et Stéphane Brisset, des artistes plasticiens qui travaillent la promenade, la rencontre, la cuisine, les sens ou les plantes sauvages sous la forme d’enquêtes de territoire. Ils emmènent des gens à la découverte de lieux au travers de leurs protocoles et de leurs outils de médiation. Ils peuvent faire goûter le paysage, raconter leurs enquêtes, toujours en itinérance. Nous nous étions rencontrés autour du GR2013 pendant l’année européenne de la culture. A l’issu de cette année dense nous avions juste envie de se promener sans véritable intention autour de Marseille. Nous avons commencé à marcher ensemble sur les vestiges du terroir marseillais puis, à force,  nous avons fini par faire le tour de Marseille par les interstices. Je les regardais travailler – ou en tout cas faire ce qu’ils font quand ils se promènent, c’est-à-dire gratter, fouiller, découper, observer…leur connaissance très fine de ce milieu m’apportait beaucoup, ils me montraient, m’apprenaient par l’expérience commune des lieux traversés. Mon appareil photo est devenu un objet de médiation entre eux et moi. J’en ai tiré beaucoup de photographies de cueillettes, d’expériences avec le vivant, et je les ai pris, eux, comme des personnages qui m’ouvraient l’espace. Ils agissaient comme des passeurs, des décapsuleurs ! Cette manière différente de travailler avec le Collectif SAFI a fait évoluer ma pratique d’autant que cette expérience était concomitante avec la découverte d’auteurs que l’on range dans les humanités écologiques. Je prenais conscience que ma pratique de photographe de paysage qui, en retrait, posant un regard analytique et descriptif sur le monde pour en proposer une représentation, était finalement assez autoritaire et empreinte de la fameuse modernité que l’anthropologue Philippe Descola invite à remettre en question. Il y avait peut-être dans ces réflexions matière à modifier mon rapport au réel et mon acte photographique. Dans les projets qui m’animent depuis, je tente d’infléchir ma pratique en déplaçant la recherche d’un point de vue vers la recherche d’une relation.

(Voir Fig. 11) ,  (Voir Fig. 12)

L’or des ruines, travail en cours

J’ai rencontré par connaissances communes la géographe Flaminia Paddeu, qui s’occupe notamment de la revue Urbanités et qui avait publié un portfolio de mon travail sur l’agriculture urbaine. Elle commençait une recherche sur le glanage et m’a permis de participer à sa recherche. Le glanage est une pratique rurale devenue urbaine, et si l’on a vu le film d’Agnès Varda on se  souvient des différentes manières de glaner aujourd’hui, jusqu’au ramassage des denrées abandonnées par le système de distribution moderne, le déchétarisme. Ce sont aussi des pratiques plus militantes, pour l’alimentation, pour se soigner, pour l’anti-gaspi ou pour le plaisir, l’envie d’être dehors et de se reconnecter au vivant. Les objectifs de la recherche consistaient à enquêter sur des pratiques invisibilisées, à renouveler les regards sur nos métropoles, explorer l’articulation entre pratiques de glanage et politiques de régulation, questionner l’accès aux communs à travers le glanage et cartographier ces pratiques de glanage pour identifier les transformations urbaines. L’équipe de recherche mettait en œuvre une méthode d’arpentages et je les ai accompagné dans leurs premières explorations. Quand les Regards du Grand Paris ont lancé l’appel à projets autour des communs j’ai pensé que ces pratiques de glanage pouvaient tout à fait entrer dans ce champ. Ayant lu Les champignons de la fin du monde d’Anna L. Tsing, je voulais moi aussi témoigner de ce « nouvel art de vivre sur une planète abîmée ». Il me semble que dans les pratiques qui se tissent dans les failles du système apparaît ce qu’on pourrait appeler un nouveau partage des ressources, ou en tout cas une nouvelle manière de vivre ensemble, entre nous et avec le vivant. Toutes ces manifestations, ces gestes très simples rappellent eux aussi les anciennes représentations rurales dont certaines datent du Moyen-âge. J’ai d’ailleurs retrouvé de vieilles illustrations dans les ­Tacuinum médicaux, des représentations de cueillette de plantes dont on donne ensuite les propriétés. Je suis allé à la rencontre de personnes que j’ai suivies dans leurs cueillettes et je vois en eux les explorateurs de cette nouvelle relation au vivant qu’il faudrait que l’on mette en place dans nos vies métropolitaines. Ce travail sur le glanage est toujours en cours.

(Voir Fig. 13) ,  (Voir Fig. 14)

 

Temps de discussion

Frédéric Pousin :
Ton travail fait écho à nos questionnements sur la figuration du Grand Paris. Comment raccroches-tu des commandes et des opportunités de financements à une démarche qui existe et qui suit son cours ?

 

Geoffroy Mathieu :
L’opportunité rend possible mon travail et elle prend toutes sortes de formes. Dans le cas du projet Le principe de ruralitéc’est une initiative personnelle qui rencontre à un moment donné un financement du CNAP, grâce à l’aide à la photographie documentaire. Il faut alors déposer un projet pour le dossier de subvention, mais en réalité le projet est déjà mis en place auparavant.

À l’issue de ce projet, j’ai été contacté par la communauté d’agglomération Roissy-Pays de France, qui avait vu mes images et souhaitait constituer une banque d’images, à vocation culturelle et éducative, sur les grands thèmes qui lui importaient (le patrimoine, l’économie du territoire fondée à 50% sur une agriculture d’exploitation intensive, etc.). Ils m’ont demandé de poursuivre mon travail, comme je le faisais jusqu’alors, et de le prolonger sur ce territoire précisément, ce qui était une belle opportunité pour moi. Nous sommes donc ici dans le cadre d’une commande institutionnelle, classique, mais dans de meilleures conditions puisque je vais travailler comme je l’entends dans la lignée de mon projet.

Dans le cadre des Regards du Grand Paris, cela ressemble plus à une bourse, un peu particulière, puisque c’est une bourse sur appel à projets. Il n’y a aucune obligation à travailler sur un territoire particulier ou une thématique précise, et les grandes thématiques proposées par les Regards sont généralement assez larges. Ils cherchent une pluralité de regard et chacun peut investir un domaine qui lui est propre. Puis le CNAP fait l’acquisition d’une œuvre réalisée avec cette bourse.

Donc la subvention, la commande, la bourse sont autant de variations qui permettent de financer les projets.

Figure 1 :

Jardins biologiques d’insertion du Pont-Blanc, Sevran, 2016.

 

Figure 2 :

Labour à cheval réalisé par l’association Clinamen en vue de planter de la vigne, Université de Paris 13 Villetaneuse, 2015.

 

Figure 3 :

Carte des 4 zones de travail.

Figure 4 :

Carte de la zone 1, Plaine de Montesson, Sartrouville.

Figure 5 :

Jardins familiaux, Aubervilliers, 2016.

Figure 6 :

Troupeau de l’association Clinamen en transhumance dans le quartier des 4000 à La Courneuve, 2017.

 

Figure 7 :

Jardins familiaux, Parc des Lilas, Vitry-sur-Seine, 2015.

 

Figure 8 :

Jour de cueillette à la Ferme de Viltain, Jouy-en-Josas, 2016.

Figure 9 :

Accrochage exposition collective S’attabler, Le Pavillon Blanc, Colomiers, 2020

Figure 10 :

Cueillette du Rumex Crispus sur un talus en bords de voies rapides, Morangis, 2015

 

Figure 11 :

La promenade du milieu, avec le collectif SAFI, Marseille, 2014 – 2016

 

 

Figure 12 :

La promenade du milieu, 2014-2016

Figure 13 :

L’or des ruines, projet en cours Les regards du Grand Paris #4, 2020 – 2021

Figure 14 :

L’or des ruines, projet en cours Les regards du Grand Paris #4, 2020 – 2021