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Séminaire IGP (3). Le Grand Paris de l’époque moderne (XVIe-XVIIIe s)

par Cédric Feriel

Français

De quand date la question d’un Grand Paris ? Assumant l’anachronisme apparent de la formule, cette troisième séance des séminaires IGP se propose de travailler la question de la longue durée en explorant ce que pouvait signifier l’idée d’un Grand Paris à l’époque moderne.


 

Le Grand Paris de l’époque moderne (XVIe-XVIIIe siècles)

3e séminaire IGP

Jeudi 29 mars 2018 : 14h-18h
Ecole nationale supérieure d’architecture de Paris-Belleville
Salle 12 (2e étage)
(suivie d’une discussion avec la salle)

 

Argumentaire

De quand date la question d’un Grand Paris ? À son lancement en 2012, le projet de recherche pluriannuel ‘Inventer le Grand Paris’ (IGP) se proposait – dans un contexte d’un regain d’attention médiatique aux problématiques de l’aménagement de l’agglomération capitale – d’interroger l’épaisseur au moins séculaire de ce concept métropolitain, saisissant l’occasion du centenaire du rapport Poëte/Bonnier (1913-2013).

Assumant l’anachronisme apparent de la formule, cette troisième séance des séminaires IGP se propose de travailler la question de la longue durée en explorant ce que pouvait signifier l’idée d’un Grand Paris à l’époque moderne. Il ne s’agit pas d’appliquer les problématiques de l’aménagement métropolitain du XXe siècle à une autre période historique, mais bien de tenter de saisir les questionnements et les perceptions propres à la capitale du Royaume de France entre le XVIe et le XVIIIe siècle.

L’hypothèse est que vivre à proximité de Paris à l’époque moderne constitue une réalité distincte susceptible d’individualiser les pratiques et les perceptions d’un territoire au sein du Royaume. Si l’enjeu n’est pas alors de planifier la croissance urbaine, comment les contemporains de François Ier, de Louis XIV ou de Voltaire pensent-ils la gestion de la grande ville ? Comment se pose la question de ses limites souhaitables ?

Cette interrogation engage à la fois des questionnements sur les jeux d’échelles, les jeux d’acteurs et les représentations de l’espace à l’époque moderne. Pas plus qu’aujourd’hui, le Paris de l’époque moderne ne fonctionne en vase clos. Mais comment évaluer sa relation aux territoires qui l’entourent ? Peut-on faire l’histoire des faubourgs de Paris en se dégageant de la fatalité de leur absorption future par une capitale dominante ? Allant plus loin, peut-on saisir un polycentrisme (Versailles, Saint-Denis, Vincennes, Provins) et ses limites, dessinant un Grand Paris dans lequel Paris ne fait pas jeu solitaire ? Ces questionnements renvoient à une étude des pratiques sociales à l’époque moderne et des sources pour les documenter. Si les différents acteurs façonnent la ville, comment reconstituer à la fois leurs perceptions d’un Grand Paris et leurs logiques de déplacement qui construisent l’espace parisien (Église, parlementaires, la cour, le Conseil du Roi, mais aussi bourgeois, artisans, paysans, etc.) ?

 

Programme

 

Introduction scientifique
Loïc Vadelorge (ACP/UPEM) ; Laurent Coudroy de Lille (Lab’Urba/EUP)

 

Quand Paris dominait ses campagnes
Robert Muchembled, professeur émérite à l’université Paris 13

 

La guerre des limites ? Ouverture et fermeture de Paris au XVIe siècle
Diane Roussel, maîtresse de conférences à l’UPEM (ACP)

 

contact et organisation
Cedric Feriel
Frédéric Pousin
Nathalie Roseau